26/02/2009

Plaques d'immatriculation, comité Balladur, Réunification.... Où en est-on vraiment ?

44=Breizh souhaite réagir après l'adoption par le Journal Officiel de l'arrêté ministériel sur les plaques d'immatriculation.


Plaques minéralogiques

On nous apprend d'abord que seul le « logo officiel de la région » pourra être accepté. Ce qui veut dire pas de Gwenn ha Du, ni pour le pays nantais, ni pour la Bretagne administrative ! Quelques heures après certains médias proches du pouvoir contredisent la version du Journal Officiel et annoncent que « la Bretagne aura son gwenn ha du ». Encore une fois, alors que l'application de ce décret avait déjà été reportée, c'est un grand flou qui règne autour des nouvelles plaques.


Redécoupage, Réunification et Comité Balladur

Après avoir rencontré la préfecture régionale des PdL, après des interventions de Bretagne Réunie vers le ministère de l'Intérieur, alors qu'on nous présente le « comité Balladur » comme donnant bientôt une réponse à la question de la partition de la Bretagne, nous ne pouvons que nous étonner que l'État persiste et reste sourd à notre demande de pouvoir choisir le Gwenn ha Du pour les personnes immatriculées en 44. Quel intérêt de maintenir le logo PdL alors que cette région est vouée à prochainement disparaître ? On nous apprend en plus que toute « modification de la plaque est interdite » ! Alors que les pouvoirs publics refusent de répondre à une demande populaire officiellement exprimée, qu'ils laissent le choix à certaines personnes d'opter pour n'importe quel numéro de département, on voudrait nous contraindre, nous, habitants du pays nantais, à ne pas apposer un Gwenn ha Du à la place du logo PdL !

L'inquiétude est encore plus grande quand on apprend par l'ABP et Christian Guyonvarc'h que Édouard Balladur, qui a récemment rencontré J.-Y. Le Drian , « n'avait jamais eu connaissance du scénario de réorganisation de l'ouest de la France en 4 régions » et qu'en plus « au sein du comité qu'il préside certaines voix s'exprimaient en faveur d'une fusion de la Bretagne administrative et des Pays de la Loire et a trouvé cette réflexion intéressante ». Pourtant quelques semaines avant, Bretagne Réunie avait rencontré M. Louvrier, qui avait assuré transmettre la demande d'unité territoriale de la Bretagne auprès du Chef de l'État et d'Édouard Balladur.

D'ici, la question de la Réunification fait pourtant régulièrement l'actualité, on nous présente ce comité Balladur comme étant « attentif et à l'écoute sur le sujet ». Certains habitants pensent même que la Réunification est déjà actée !


Inquiétudes

L'entérinement de l'exclusion du 44 de la Bretagne pour les plaques d'immatriculation, l'accentuation de la politique d'acculturation des Pays de la Loire® qui prévoit de commencer le « lavage identitaire de cerveau » dès la maternelle, la « découverte » par Balladur du projet de « réorganisation de l'Ouest » alors qu'il fait la une de nos quotidiens locaux depuis des mois et que les initiatives envers son comité fleurissent depuis des semaines, nous inquiètent au plus haut point.

Alors que tant d'espoirs et de promesses se portent vers le comité présidé par Balladur, nous ne comprendrions pas qu'il ne tranche pas sur la question de la partition de la Bretagne qui mine le débat démocratique en Bretagne depuis 1972.

09/02/2009

Gilles Servat, Jean Ollivro et Émile Granville témoigneront en faveur des 6 inculpés de la Réunification

afficheinculpes


Le jeudi 12 février, à 14 heures, s'ouvrira le procès des 6 inculpés de la Réunification. Arrêtés le 30 décembre dernier et âgés de 18 à 23 ans, ils ont passé jusqu'à quarante heures en garde à vue, ont vu le domicile de leurs parents perquisitionné et risquent aujourd'hui jusqu'à trois ans de prison ferme et 75 000 euros d'amende pour avoir inscrit à la peinture des slogans pro réunification sur du matériel de propagande de la région PdL®.

Ils seront défendus par Maître Le Moigne. Gilles Servat (chanteur bien connu en Bretagne), Jean Ollivro (géographe rennais, co-auteur de l'ouvrage « La Bretagne réunifiée ») et Émile Granville (maire-adjoint de Redon, vice-président de la Communauté de communes du Pays de Redon, et ancien président de Bretagne Réunie), seront présents au tribunal de Nantes le 12 février pour témoigner en faveur des 6 inculpés.

Tous militants du collectif 44=BREIZH, ils agissent aussi sur le terrain culturel, politique, associatif, sportif, etc... ils ont choisi ce mode d'action historique en Bretagne pour interpeller l'opinion et la région PdL® sur la fermeture démocratique dont les dirigeants de la région faisaient preuve dans le dossier de la Réunification de la Bretagne.

Depuis leur arrestation, un véritable élan de solidarité s'est manifesté en Bretagne et même ailleurs en Europe, des dizaines de groupes politiques, d'élus, d'intellectuels, de personnalités culturelles, d'artistes leurs ont apporté leurs soutiens, 300 personnes ont défilé dans les rues de Nantes et barbouillé du matériel PdL® le samedi 31 janvier en signe de solidarité, près d'une centaine a participé au repas de soutien se déroulant le soir, et la tombola des 6 inculpés rencontre un franc succès tant au niveau des dons que des tickets achetés.

Pour que cette solidarité se concrétise devant les juges, parce que leur action est le souhait de milliers de Bretons, nous demandons au plus grand nombre de venir les soutenir le jeudi 12 février devant le tribunal de Nantes dès 13 heures.

Solidarité avec les 6 inculpés de la réunification !

Bevet Breizh Unanet !
Les groupes politiques et associations soutenant les inculpés :

Les Alternatifs de Bretagne, Bretagne Réunie, CBIL Coordination Bretagne Indépendante et Libertaire, EKB-AFB Alliance Fédéraliste Bretonne, Emgann-Mouvement de la Gauche Indépendantiste, LBDH Ligue Bretonne des Droits de l'Homme, Parti Breton, AVY/LJB (Jeunes du PB), UDB Union Démocratique Bretonne, Courant Syndicaliste-Révolutionnaire Breizh, SLB Syndicat des Travailleurs de Bretagne, Bemdez, L'Andon dou Galo, OCL Organisation communiste libertaire, 44=BREIZH, Galv Karaez : Collectif Breton pour la Démocratie et les Droits de l'Homme, The Celtic League, Batasuna (Gauche Indépendantiste basque), Askatusuna (Comité antirépressif basque), Segi (organisation de la jeunesse abertzale), CEIVAR-Organismo Popular Anti-repressivo (Galice), V-SB (Mouvement pour une Flandre Indépendante et Socialiste), Conceju-CNC (gauche cantabriste)...
Les personnalités politiques soutenant les inculpés :

Janet Ryder (Plaid Cymru, députée du parlement gallois), Christian Troadec (maire de Carhaix et conseiller régional), Christian Guyonvarc'h (Vice-président de la Région Bretagne), Emile Granville (maire adjoint de Redon, vice-président du Pays de Redon), Alan Coraud (maire de La Rémaudière), Jean-Jacques Monnier (conseiller municipal de Lannion), Ronan Leprohon (ex conseiller régional, rédacteur en chef du « Peuple Breton »), Gwendal Rioual (Conseiller-municipal délégué Guingamp), Lionel Henry (conseiller municipal de Montreuil-Le-Gast), Jakez Caillaud (conseiller municipal de Saint-Herblain), Marcel Marc (conseiller Municipal UDB de Couëron), Charlie Grall, Ghildas Durand, Jacques-Yves Le Touze (membre du Bureau national du Parti Breton), ...
Les personnalités culturelles soutenant les inculpés :

Gilles Servat (chanteur), Nolwenn Korbell (chanteuse), André Daniel (co-fondateur du Lycée expérimental de Saint-Nazaire et géographe), Ronan Le Coadic (universitaire), Pierre Pean (écrivain-journaliste), Mikael Bodloré-Penlaez (Eurominority, GeoBreizh.com), Erwan Chartier (journaliste-écrivain), Jean Ollivro (géographe), Jean-Pierre Le Mat (historien), Jean-Loup Le Cuff (peintre et sculpteur), Dom Duff (chanteur), Gaël Fontana (photographe), Fermin Muguruza (chanteur basque), Gareth Miles (écrivain gallois), Fañch Ar Ruz (illustrateur), Céline Soun (La Obra - Guatemala), Kevin Williamson (éditeur écossais), Startijenn (groupe de fest-noz), Les Ramoneurs de Menhirs, IMG, Daonet, Atlantyka, ...

03/02/2009

Auxiette réagit mal suite à la démonstration 44=BREIZH du 31 janvier

De nombreux soutiens avaient appelé à ce que la plainte de la région PdL® contre les six inculpés de la Réunification soit retirée, notamment pour « apaiser la situation ». Au vu de la manifestation du samedi 31 janvier, J. Auxiette s'est senti obligé de réagir pour ne pas perdre la face. Cependant nous jugeons sa position malhonnête, il déclare comme geste d'apaisement, « ne pas demander d'indemnisation pour préjudice moral » ! Mais c'est bien nous qui devrions porter plainte pour le préjudice moral infligé à la population du pays nantais qui demande depuis plus de trente ans la réunification de son département à la région Bretagne et qui subit la politique d'acculturation des Pays de la Loire® !

Enfin loin « d'apaiser » la situation comme il le dit, il tente une nouvelle fois de criminaliser des militants de la Réunification, en déclarant que « les agissement [des barbouilleurs] ont visé une crèche ». Évidemment les barbouilleurs n'ont rien contre les employés de la région et leurs enfants, ils s'attaquent à des symboles. Nous souhaitons rappeler que c'est une pancarte PdL qui a été visée par les ampoules de coaltar, et invitons tout le monde à aller constater que le bâtiment visé, et faisant face au palais de J. Auxiette, est en réalité constitué de bureaux appartenant à la région contenant éventuellement une « crèche » pour les fonctionnaires de la région.

Ce n'est pas la première fois que J. Auxiette utilise ces méthodes. En avril 2008, il avait déclaré que 44=BREIZH était venu menacer le palais de région « armé de couteau », pour un rassemblement qui s'était très bien passé, même la presse (Ouest France) avait démenti les propos du président des Pays de la Loire®.

Alors que M. Auxiette vient de poser sa candidature comme tête de liste de la gauche aux prochaines élections régionales en PdLie (1), nous appelons les militants de la majorité régionale à choisir un candidat plus démocrate, qui saura prendre en compte les aspirations de la population quant à l'unité administrative de la Bretagne.

Les inculpés de la Réunification sont prêts à défendre leur position et à assumer leurs actes, ils savent la légitimité citoyenne et démocratique de leur action, tant la région PdL reste fermée à la volonté populaire d'une Bretagne réunifiée. C'est bien ce que 44=BREIZH a rappelé dans un livret argumenté et illustré distribué pendant la manifestation du 31 et que nous proposons au téléchargement : cliquez ici !

Non aux PDL ! Vive la Réunification ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

(1) PdLie, (prononcer pédélie) : le territoire de la région des Pays de la Loire®.

300 personnes à Nantes pour soutenir les inculpés de la Réunification


Hier, près de 300 personnes ont participé à la manifestation et au repas de soutien aux six inculpés de la Réunification. Les inculpés et le collectif 44=BREIZH tiennent à remercier chaleureusement tous les participants de cette journée.

Rassemblés devant la Poste de la place Bretagne, les participants ont accroché une banderole « Brezhoneg en ti-post ! ! » sur la devanture de l'administration et recouvert l'entrée d'affiches « Brezhoneg ofisiel ». Les Nantais, eux aussi, souhaitaient mettre en garde l'administration contre de nouvelles discriminations linguistiques que M. Amiard directeur de la Poste « Ouest-Bretagne » voulait récemment instituer. Lors d'une prise de parole en bilingue nous avons pu faire remarquer que la situation discriminatoire dans laquelle était maintenu le breton n'avait absolument pas changé malgré l'inscription dans la Constitution des « langues régionales comme patrimoine de la République »...

La manifestation a fini devant les « assises régionales des Pays de la Loire ». Les dirigeants de l'institution n'auront pu que remarquer le soutien énergique des manifestants aux inculpés et à leur action. Nous avons également pu apprécier la relative « démocratie » mise en place par la région lors de ces assises, où des CRS tenaient position !

La mobilisation a été importante mais ne doit pas s'arrêter là, soyons nombreux à soutenir les 6 inculpés lors de leur procès le jeudi 12 février à partir de 13 heures au Tribunal correctionnel de Nantes !

Pour rappel, voici la liste d'une quinzaine d'organisations et associations qui ont déjà apporté leur soutien aux 6 jeunes inculpés de la Réunification, ainsi que près d'une trentaine de personnalités politiques ou culturelles (universitaires, groupes de musiques, ...), n'hésitez pas à vous joindre à elles, les inculpés ont encore besoin de vous !

Les Alternatifs de Bretagne, Bretagne Réunie, Coordination Bretagne Indépendante et Libertaire, EKB-AFB Alliance Fédéraliste Bretonne, Emgann-Mouvement de la Gauche Indépendantiste, LBDH Ligue Bretonne des Droits de l'Homme, Parti Breton, AVY/LJB (Jeunes du PB), The Celtic League, UDB Union Démocratique Bretonne, Courant Syndicaliste-Révolutionnaire Breizh, SLB Syndicat des Travailleurs de Bretagne, Bemdez, L'Andon dou Galo, Conceju-CNC (gauche cantabriste), CEIVAR-Organismo Popular Anti-repressivo (Galice), V-SB (Mouvement pour une Flandre Indépendante et Socialiste), OCL Organisation communiste libertaire, Collectif Breton pour la Démocratie et les Droits de l'Homme, ...

Gilles Servat (chanteur), Janet Ryder (Plaid Cymru, députée du parlement gallois), Christian Troadec (maire de Carhaix et conseiller régional), Alan Coraud (maire de La Rémaudière), Jean-Pierre Le Mat (historien), Lionel Henry (conseiller municipal de Montreuil-Le-Gast), Jakez Caillaud (conseiller municipal de Saint-Herblain), Ronan Leprohon (ex conseiller régional), Marcel Marc (conseiller Municipal UDB de Couëron, Mikael Bodloré-Penlaez (Eurominority & GeoBreizh.com), Erwan Chartier (journaliste-écrivain), Les Ramoneurs de Menhirs, Daonet, Atlantyka, Jean-Loup Le Cuff (artiste), Gwendal Rioual (Conseiller-municipal délégué Guingamp), Charlie Grall, Dom Duff (chanteur), Startijenn (groupe de fest-noz), Gaël Fontana (photographe), Nolwenn Korbell (chanteuse), Fermin Muguruza (chanteur basque), Gareth Miles (écrivain gallois), Fañch Ar Ruz (illustrateur), Céline Soun (La Obra - Guatemala), André Daniel (co-fondateur du Lycée expérimental de Saint-Nazaire et géographe), Jean-Jacques Monnier (conseiller municipal de Lannion), Ronan Le Coadic (universitaire), Ghildas Durand, Jacques-Yves Le Touze, ...

Gilles Servat, Nolwenn Korbell, Christian Troadec, Fermin Muguruza, Janet Ryder, Ronan Le Coadic, ... soutiennent les 6 inculpés de la Réunification

Plus d'une quinzaine d'organisations et associations ont déjà apporté leur soutien aux 6 jeunes inculpés de la Réunification, ainsi que près d'une trentaine de personnalités politiques ou culturelles (universitaires, groupes de musiques, ...), n'hésitez pas à vous joindre à elles, les inculpés ont besoin de vous !

Les Alternatifs de Bretagne, Coordination Bretagne Indépendante et Libertaire, EKB-AFB Alliance Fédéraliste Bretonne, Emgann-Mouvement de la Gauche Indépendantiste, LBDH Ligue Bretonne des Droits de l'Homme, Parti Breton, AVY/LJB (Jeunes du PB), The Celtic League, UDB Union Démocratique Bretonne, Courant Syndicaliste-Révolutionnaire Breizh, SLB Syndicat des Travailleurs de Bretagne, Bemdez, L'Andon dou Galo, Conceju-CNC (gauche cantabriste), CEIVAR-Organismo Popular Anti-repressivo (Galice), V-SB (Mouvement pour une Flandre Indépendante et Socialiste), OCL Organisation communiste libertaire, Collectif Breton pour la Démocratie et les Droits de l'Homme, BRETAGNE REUNIE...

Gilles Servat (chanteur), Janet Ryder (Plaid Cymru, députée du parlement gallois), Christian Troadec (maire de Carhaix et conseiller régional), Alan Coraud (maire de La Rémaudière), Jean-Pierre Le Mat (historien), Lionel Henry (conseiller municipal de Montreuil-Le-Gast), Jakez Caillaud (conseiller municipal de Saint-Herblain), Ronan Leprohon (ex conseiller régional), Marcel Marc

Conseiller Municipal UDB de Couëron, Mikael Bodloré-Penlaez (Eurominority & GeoBreizh.com), Erwan Chartier (journaliste-écrivain), Les Ramoneurs de Menhirs, Daonet, Atlantyka, Jean-Loup Le Cuff (artiste), Gwendal Rioual (Conseiller-municipal délégué Guingamp), Charlie Grall, Dom Duff (chanteur), Startijenn (groupe de fest-noz), Gaël Fontana (photographe), Nolwenn Korbell (chanteuse), Fermin Muguruza (chanteur basque), Gareth Miles (écrivain gallois), Fañch Ar Ruz (illustrateur), Céline Soun (La Obra - Guatemala), André Daniel (co-fondateur du Lycée expérimental de Saint-Nazaire et géographe), Jean-Jacques Monnier (conseiller municipal de Lannion), Ronan Le Coadic (universitaire), Ghildas Durand, Jacques-Yves Le Touze, ...

N'oubliez pas la manifestation de soutien le samedi 31 janvier à 14 h devant la Poste, place Bretagne à Nantes/Naoned, ainsi que le rassemblement devant le palais de justice le jeudi 12 février 14 h à Nantes/Naoned.


Ci-joint quelques messages de soutien :

— « Face à la volonté de déculturation bretonne organisée depuis des dizaines d'années par les zélés serviteurs des Jacobins en Loire-Atlantique, et parce que vos actions étaient pacifiques et non-violentes, je vous apporte tout mon soutien.

Bravo pour votre courage ! »

Christian Troadec, maire de Carhaix, Conseiller régional des 4/5e de la Bretagne


— « I fully support the broad campaign to have the Loire-Atlantique re-united with the rest of Brittany. Having tried to use the democratic system and found it wanting, I understand why the symbolic protest that has taken place. When the state will not respond to democratic demands, then there is inevitably frustration and disillusioment with the democratic process. I wish you all the best in your campaign for a united and free Brittany. »

Janet Ryder AC/AM Plaid Cymru, Gogledd Cymru/North Wales


— Communiqué du Conceju-CNC, parti de la gauche cantabriste

« 6 jeunes, militants pro réunification de la Bretagne ont été détenus quand ils étaient en train de réaliser des peintures sur la façade de l'hôtel de région des pdl à Nantes, ils ont été détenus entre 36 et 40 heures. Pour ce motif ils seront jugés le 12 février avec la menace de lourdes peines pour le simple fait de réaliser des graffitis, cela dans une Europe “démocratique” du 21e siècle.

Le Conceju-CNC offre son appui aux camarades bretons, qui furent détenus par la police dans une action de plus de répression contre le mouvement breton, alors qu'ils étaient en train de réaliser des peintures en faveur de la réunification de la Bretagne.

Ces jeunes ont été détenus pour être militants bretons et ils souffrent pour leurs idées, accusés d'avoir “détérioré le patrimoine” avec des graffitis sur un édifice public.

Nous réprouvons cette persécution contre le mouvement breton. A de nombreuses reprises a été démontrée de manière démocratique la volonté du peuple de Loire-Atlantique de se réunir à la Bretagne, de laquelle il n'aurait jamais dû être séparé.

Nous alertons les forces démocratiques de gauche sur l'action disproportionnées et la persécution, une fois de plus, de ses idées, par l'État français. Nous dénonçons la dérive répressive constante de la part de l'État français contre la liberté d'expression et exigeons l'immédiate nullité de ce procès.

Non à la répression des idées, solidarité avec nos compagnons de Bretagne. »

CONCEJU-CNCSede Nacional
c/ Marqués de la Hermida 72, 1ª planta
39009 Santander-Cantabria
Teléfono sede nacional : 942 05 05 87
conceju at conceju.org


— « Alé tertou, l'Andon dou galo ét domé lèz 6 jiênn anterpreîn pour avaïr mnae dou draù pour qé nott peï seij erjoueintae !

Demat deoc'h, L'Andon dou galo a souten ar c'hwec'h paotr yaouank a vo kaset dirak al lez-varn evit bout difennet adunvanidigezh hor bro ! »

Fabien Lécuyer
L'Andon dou Galo


— « Salud deoc'h mignoned,

Siwazh ne vin ket evit dont da Naoned 'benn disadorn, o labourat e vin. Met bez e c'hellit krediñ emaon o kerzhout 'sambles ganeoc'h war ar memes hent, davet ar memes pal.

A spered, a ene hag a stourm emaon en ho kichen.

A greiz kalon »
Nolwenn Korbell


— « A galon ganeoc'h eus Gwatemala,
Ha nerzh, fuerza, coraje evit ar re yaouank....
Breizh e Breizh
'El pueblo manda, el gobierno obedece' »

Céline Soun
LA OBRA
Luchando para otro mundo posible


— « Bonjour,

Selon moi, le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne relève du débat démocratique. Voici un texte que j'ai écrit sur la question, extrait de La Bretagne dans 20 ans, aux éditions du Télégramme. Vous pouvez le citer.

Bien cordialement,

Ronan Le Coadic

Partout dans le monde, aujourd'hui, des hommes et des femmes, des citoyens, veulent devenir les sujets de leur vie, acceptant de plus en plus difficilement les identités prescrites. En outre, la globalisation, tout en déterritorialisant le monde – puisque tous les grands enjeux contemporains, qu'ils soient économiques, écologiques,

ou autres, se posent à l'échelle de la planète –, conduit à une production identitaire nouvelle : les groupes reconfigurent et réinventent leur projet. « Aujourd'hui », écrit Arjun Appadurai, « l'imagination possède dans la vie sociale une nouvelle force qui lui est spécifique »[i]. Cependant, toujours selon Appadurai, « la tâche de produire de la localité (en tant que structure de sentiment, propriété de la vie sociale et idéologie d'une communauté identifiée) est de plus en plus un combat »[ii] car elle s'oppose souvent aux projets de l'État-nation, dont « les modes de localisation les plus typiques (…) ont un aspect disciplinaire »[iii]. En d'autres termes, si l'on en croit Michel Denis, « la valorisation des identités constitue un réflexe antitotalitaire »[iv].

Alors, que peut faire l'État, face à la production par les citoyens d'une « structure de sentiment » qui ne correspond pas à ses prescriptions ? Et, de leur côté, que peuvent faire les citoyens pour concrétiser leurs aspirations ? On sait, par le sondage Ifop de 2001, que les habitants de Loire-Atlantique souhaitent à 83 % qu'un référendum soit organisé sur la question ; cependant, l'initiative des consultations électorales appartient exclusivement au pouvoir d'État.

Ne sommes-nous pas là au cœur de la réflexion démocratique actuelle ?

Selon David Held, l'interrogation démocratique « décisive » aujourd'hui est de savoir « comment accorder les exigences de la vie publique démocratique (débats ouverts, accès aux centres de pouvoir, participation politique générale, etc.) avec ces institutions d'État (des dirigeants aux branches de l'administration) dont la tâche est de soutenir l'autorité de la loi, d'assurer la médiation des conflits et de négocier les oppositions d'intérêts ? Comment concilier les exigences de “l'État souverain” et du “peuple souverain” ? »[v]. Peut-être, si l'on trouvait de nouvelles réponses à cette question, parviendrait-on à résoudre la crise « ironique » des démocraties représentatives. Selon Susan Pharr et Robert Putnam, en effet : « Le principal enjeu aujourd'hui, à l'aube du xxie siècle, n'est pas de savoir si la démocratie va survivre ou si elle est vraiment en crise, mais comment les dirigeants et les institutions démocratiques pourront rejoindre les aspirations et les besoins de leurs citoyens. »[vi]. La question est donc posée aux autorités…

[i] Appadurai, Arjun, Après le colonialisme, les conséquences culturelles de la globalisation, Paris, Payot, 2001, p. 95.

[ii] Appadurai 2001, op. cit., p. 260.

[iii] Appadurai 2001, op. cit., p. 263.

[iv] Denis, Michel, « L'identité bretonne, identité modèle pour le 21e siècle ? », Bretagne 2100, Identité et avenir, Rennes, PUR, 2001 p.14 et 19-20.

[v] Held, David, Models of Democracy, Cambridge, Polity Press, Paperback, December, 1996, p. 317. Je traduis de l'anglais.

[vi] Pharr, Susan J., and Putnam, Robert D. (eds), Disaffected Democracies, What's Troubling the Trilateral Countries ? Princeton, Princeton University Press, 2000, p. xviii. Je traduis de l'anglais. »

Le samedi 31 janvier, soyons fiers d'être bretons. Rendez-vous devant la poste à Nantes

Alors que M. Amiard, directeur de la poste «Bretagne Ouest», nous rappelle à quel point notre langue ne compte pas pour l'administration française lorsqu'il demande aux maires de supprimer le breton dans leurs communes afin de répondre à un pseudo-problème technique ; il est plus que temps de nous montrer solidaires et de rappeler que nous avons des droits ! À commencer par celui de parler notre langue dans tous les secteurs de notre vie.

Tout comme le droit de vivre dans un territoire uni, n'établissant aucune discrimination entre les Bretons, qu'ils soient du pays nantais ou du reste de la Bretagne. Nous avons clairement démontré que la partition de notre pays entraînait des discriminations envers les habitants de la Loire-Atlantique, notamment de la part du Conseil régional des Pays de la Loire®, Conseil régional qui fait fi de la volonté populaire maintes fois répétée (sondages, manifs, etc...) des Bretons d'être réunifiés.

C'est cette situation de fermeture démocratique qui a amené 6 Bretons âgés de 18 à 23 ans à passer jusqu'à 40 heures en garde à vue, a être perquisitionnés au domicile de leurs parents, à être jugés le 12 février prochain à Nantes, et à encourir jusqu'à trois ans de prison ferme et plusieurs milliers d'euros d'amende. Ceci pour avoir simplement projeté de la peinture et du coaltar sur des bâtiments du Conseil régional des PdL® afin de marquer leur refus de cette entité administrative antidémocratique.

Pour tout cela, manifestons le samedi 31 janvier à Nantes, place Bretagne

— Pour soutenir les 6 inculpés et dénoncer le système ultrarépressif mis en place par la police française et la région PdL® ! Nous sommes tous des barbouilleurs volontaires !

— Pour la Réunification de la Bretagne ! 44=BREIZH !

— Afin que des personnages comme M. Amiard ne puissent plus exercer dans aucune administration française en Bretagne. Brezhoneg ofisiel e pep lec'h !

Plusieurs organisations et associations ont déjà apporté leur soutien aux inculpés :
– Coordination Bretagne Indépendante et Libertaire ;
– EKB-AFB, Alliance Fédéraliste Bretonne ;
– Emgann-Mouvement de la Gauche Indépendantiste, LBDH, Ligue Bretonne des Droits de l'Homme ;
– Parti Breton ;
– SLB, Syndicat des Travailleurs de Bretagne ;
– The Celtic League ;
– UDB, Union Démocratique Bretonne ;
– Bemdez ;
– L'Andon dou Galo ;
– Les Alternatifs de Bretagne ;
– ...

Tombola, repas de soutien, vide-grenier au profit des inculpés de la réunification

Les 6 jeunes militants du collectif 44=Breizh qui ont été arrêtés entre le 29 et le 30 décembre derniers pour le barbouillage symbolique de bâtiments appartenant à la région Pays de la Loire©, ont reçu le soutien de beaucoup de Bretons, ainsi que de nombreuses organisations politiques et culturelles, d'élus, d'universitaires et d'artistes, qu'ils remercient.

Ils passeront devant le tribunal de Nantes le 12 février, et seront défendus par les avocats de Skoazell Vreizh, maître Le Moigne et maître Choucq. Ils s'exposent à trois ans de prison ferme ainsi qu'à de lourdes amendes. Pour dénoncer le système ultra répressif voulu par les dirigeants des PdL et la partition de la Bretagne, pour soutenir les six inculpés nous appelons aussi être présents le samedi 31 janvier à 14 heures, place Bretagne à Nantes.

La solidarité est extrêmement importante et c'est pour cela que nous vous encourageons à participer aux récoltes de fonds mises en place par le collectif :

— un repas de soutien sera organisé le 31 janvier au soir à la salle Bretagne, au Centre culturel du Bourg de Saint-Herblain / Sant Ervlan
126 bd François Mitterrand.
15 euros : un apéritif + le repas.
Pensez à réserver dès maintenant, en envoyant un chèque à l'association Reuz ar vro, 41 quai Malakoff
44000 Nantes/Naoned, ou en nous contactant par mail à stourmomp at no-log.org .

— Une tombola est aussi organisée ! Les lots de cette tombola seront principalement constitués de dons solidaires. Donc si vous êtes éditeurs, artisans, commerçants, artistes ... n'hésitez à nous envoyer des dons pour cette tombola.

Déjà pourvus :

° – une toile de Jakez Kastrec ;

° – plusieurs caisses de vin du viticulteur Alan Coraud ;

° – coffrets de bières Trompe-Souris ;

° – une parure de Mevena ;

° – un équipement de « barbouilleur volontaire » ;

° – un drapeau et des ouvrages du CREDIB ;

° – des posters Geobreizh ;

° – dons des Ramoneurs de Menhirs ;

° – conserves de mogettes dédicacées par J. Auxiette ;

° – ...

Les tickets d'une valeur de deux euros l'unité peuvent être commandés en envoyant un chèque à Reuz ar vro, 41 quai Malakoff, 44000 Nantes/Naoned. Le tirage aura lieu le 31 janvier au soir.

— Entre la fin de la manifestation et le début du repas, 44=Breizh proposera également l'organisation d'un vide-grenier militant au centre socio-culturel du bourg de Saint-Herblain/Sant-Ervlan. Chaque personne pourra apporter revues, dvd, cassettes, cd, ou tout autre objet, et les proposer à la vente au profit intégral des inculpés. Veuillez nous signaler ce que vous comptez apporter, en nous contactant par mail également.

N'oubliez pas tous ces rendez-vous de la solidarité, pensez à donner à Skoazell Vreizh, n'oubliez pas d'adresser vos soutiens aux inculpés.

44=BREIZH !