26/06/2008

L'opération de “communication” des Pays de Loire autour de la voile et vers la jeunesse

Voici un article qui a été écrit par René Mazé, de Saint-Nazaire :


Le 21 juin à 10 h 30 M. Auxiette, président de la région, et sa suite inauguraient dans le bassin de Saint-Nazaire dix voiliers monotypes de classe J 80 “Pays de la Loire” portant le nom des villes du Mans, de Mayenne, d'Angers, de Laval, etc.
Devant une assistance peu nombreuse, messieurs Auxiette et Joël Guy Batteux ont tour à tour vanté le (supposé) grand potentiel maritime de la (très terrienne) région Pays de Loire. Le Mans ou Angers sont de grands ports maritimes c'est bien connu...
Baptisés ce samedi à 11 heures par des athlètes de haut niveau en présence du président de la Ligue de Voile des Pays de la Loire Youenn Rousse, du président de l'association de classe des J-80 Ludovic Gillet, et de navigateurs bretons... ces voiliers vont être généreusement offerts aux écoles de voiles de la région pour en faire sa promotion. Un lycéen de Saint-Stanislas de Nantes a remercié avec émotion sa chère région et son président pour ce cadeau.
L'orateur a annoncé dans la foulée que, pour le record SNSM, « le bagad de Saint-Nazaire, qui est l'un des meilleurs de Bretagne » se produirait en soirée sur le port. Avec le Gwenn ha Du qui flottait à proximité sur un voilier, cela faisait un peu désordre dans le bon ordonnancement de la com' de la région.


Pour le baptême des dix voiliers, les services de la région n'ont pas hésité à utiliser pas moins de dix bouteilles de champagne. Avec l'argent public, on ne compte pas, surtout quand on apprend, de la bouche de Joël Batteux, maire de Saint-Nazaire, que, pour cette opération de promotion auprès des jeunes amateurs de voile, « la région a débloqué 700.000 €uros ».
Cette manifestation a été organisée dans le cadre du record SNSM, la course Saint-Nazaire – Saint-Malo, au profit des bénévoles du sauvetage en mer, la SNSM – Société nationale du Sauvetage en Mer - étant une association “loi de 1901”, déclarée d'utilité publique.
On peut regretter le retrait de la Région Administrative Bretagne qui laisse depuis deux ans le champ libre à une récupération sans limites par la région PdL. Et dire que cette course fait le tour de la Bretagne, de Saint-Nazaire à Saint-Malo et retour...

Ce dimanche soir, lors du départ de la course, certains spectateurs – ils étaient plus nombreux qu'hier pour le baptême – étaient scandalisés de la récupération par cette région si peu maritime, de cette noble cause qu'est la Société Nationale du Sauvetage en Mer.
Monsieur Auxiette a pu à nouveau s'exprimer, après qu'un speaker complaisant lui ait donné la parole, soulignant « sa belle région et ses cinq départements », une allusions aux dix voiliers. Heureusement la sono était très mauvaise...


Il est vraiment dommage et dommageable que la région Bretagne, dont tous les départements sont maritimes et contournés par cette course, n'y participe pas et permette ainsi cette récupération majeure par la région qui n'a que 2 départements au bord de la mer. Quand on sait l'énergie déployée par les Bretons pour le retour de la Loire-Atlantique dans sa Bretagne, on comprend et on approuve la protestation des spectateurs.

19/06/2008

Rama Yade, secrétaire d'Etat, sera présente le 30 juin à Nantes

Nous venons d'apprendre la venue de Rama Yade, secrétaire d'Etat en charge des Droits de l'Homme, lors de l'inauguration du forum des droits de l'Homme à Nantes le 30 juin.
Lors de ce forum il y aura aussi Robert Badinter, qui vient tout juste de voter au Sénat l'amendement annulant l'inscription des « langues régionales à la Constitution » proposé par les sénateurs Mélenchon et Charasse, ce dernier comparant les dîtes langues à de la « potée ».
La venue de ces « personnalités » politiques est l'occasion de manifester notre droit à l'unité territoriale et de dénoncer les atteintes aux droits démocratiques et humains de la région Pays de la Loire.

Rassemblons nous devant la cité des Congrès à Nantes lundi 30 juin à partir de 17h30. A l'heure où nous subissons les pires brimades et discriminations, que ce soit de la part des sénateurs parisiens ou du président paysdelaloirien, il nous faut plus que tout montrer que nous ne nous laisserons pas faire, que nous existons et que nous en sommes fiers !

11/06/2008

30 juin : Démocratie pour la Bretagne !

44=Breizh et Bretagne Réunie appellent à un rassemblement le 30 juin !

Le lundi 30 juin s'ouvrira le «forum mondial des Droits de l'Homme» organisé par la région Pays de la Loire à Nantes, avec pour thème principal cette année la «démocratie locale». A cette occasion 44=Breizh, le CERCL et Bretagne Réunie appellent tous les Bretons et toutes les organisations attachées à la démocratie et aux droits de l'Homme à un rassemblement lundi 30 juin au soir à partir de 17h30 devant la Cité des Congrès à Nantes.

Pour nous et beaucoup de Bretons, l'organisation de ce « forum des droits de l'Homme» par la région PdL sur la «démocratie locale», et qui plus est le jour de la date anniversaire du décret pétainiste de 1941 ayant séparé pour la première fois le pays nantais du reste de la Bretagne, est une véritable provocation !

Sans parler que ce forum des droits de l'Homme nie l'existence et l'expression des langues minorisées autochtones (brezhoneg et gallo), la région voudrait nous parler à travers lui de «démocratie locale» !
Durant plus de trente ans de manifestations, de sondages montrant une écrasante majorité de la population en faveur de la Réunification de la Bretagne, malgré les voeux des Conseils général de Loire-Atlantique et régionale de Bretagne administrative en sa faveur, les différents dirigeants de la région "Pays de la Loire" ont toujours nié le problème, dénigré et discriminé la volonté démocratique exprimée par la population.
Il a maintenant été clairement démontré que la région menait une politique de «substitution identitaire», et même «d'assimilation», afin comme le disait le préfet de région PdL Camous de «créer une identité collective» pour faciliter «la création d'une cohésion et d'un développement régional».

Est-ce pour toutes ces raisons que M. Auxiette, président de région "Pays de la Loire", a souhaité présidé la table ronde sur «la diplomatie des gouvernements locaux, levier de la démocratie locale et des droits fondamentaux» au nom de la région PdL ?

M. Auxiette, vous allez nous expliquer que la région "PdL" est un «levier de la démocratie locale», alors que de nombreuses fois vous avez discriminé et stigmatisé les citoyens, les milliers de manifestants, les associations et les élus locaux, qui réclament depuis des dizaines d'années une issue à la colère et la frustration causées par la partition du territoire Breton.
Vous allez nous expliquer que malgré la parution de rapports onusiens et européens témoignant de la discrimination culturelle, linguistique et démocratique dont souffrent particulièrement les habitants de Loire-Atlantique, vous êtes un «éminent spécialiste de la décentralisation, de la gouvernance locale et de la bonne application des droits humains fondamentaux». Vous nous expliquerez que «vous restez particulièrement attentif aux conditions de mise en oeuvre des droits de l'Homme à l'échelon local par les collectivités locales» ? (*)

Arrêtez de faire comme s'il n'y avait pas de problème de démocratie en Loire-Atlantique ! Arrêtez de croire que c'est en gommant le mot Bretagne de toute vos publications, que vous pourrez vous présenter comme un défenseur de la «démocratie locale et des droits humains fondamentaux».

Nous ne vous laisserons pas bafouer ces notions et l'expression populaire d'unité de tous les Bretons. C'est pour cela que nous appelons avec Bretagne Réunie à ce que vous et la région "Pays de la Loire" quittiez l'organisation de ce forum où vous nous n'avez rien à faire.


* Les citations de ce paragraphe sont extraites du texte publié par Jacques Auxiette dans la brochure programmatique du forum.

04/06/2008

Précisions : Fillon & la région "Ouest" pour septembre 2008

Le collectif de jeunes 44=Breizh s'insurge contre les déclarations du premier ministre publiées dans le dernier Armor Magazine (voir en fin de page pour des précisions d'Armor Magazine et du collectif 44=Breizh lui-même).

François Fillon aurait déclaré vouloir créer une région «Ouest» par décret, regroupant les régions administratives Bretagne et Pays de la Loire «au plus tard en septembre 2008» ! Alors que depuis plus de trente ans les Bretons ont montré leur volonté déterminée de voir leur territoire réunifié dans une même entité administrative, en s'opposant notamment à une région «Ouest» ou «Grand Ouest» stérile; le premier ministre semble vouloir passer outre l'expression démocratique populaire en anéantissant l'espoir des Bretons de voir un jour leur revendication d'unité aboutir.

Cependant, François Fillon souhaite d'abord voir si cette proposition «rencontre un écho favorable auprès des élus», tout en prévenant ceux-ci qu'il «espère que chacun saura taire ses dissensions et ses jalousies». Pourtant il sait très bien que les conseils régional de Bretagne administrative et général de Loire-Atlantique se sont positionnés en faveur de la Réunification. C'est sans doute le premier ministre qui veut jeter le trouble et «la dissension» auprès des collectivités tenues par l'opposition, notamment dans le but d'affaiblir et de détruire les minces espoirs nés du travail commun entre CG44 et CRB (commissions mixtes, politique touristique commune,...). D'autant que la pression et le travail menés par notre collectif auprès du Conseil Régional des Jeunes PdL a permis d'amener pour la première fois le débat sur la Réunification au sein de l'institution «Pays de la Loire», avec l'organisation à la rentrée d'un débat public sur la Réunification par le CRJ. La vitalité et l'actualité de la revendication pousseraient-elles le premier ministre, ancien président de la région PdL et farouche opposant de la Réunification, à vouloir liquider au plus vite la possibilité de réunifier la Bretagne, et même jusqu'à l'existence administrative de la Bretagne !

La proposition de M. Fillon et ce jeu de rivalité entre partis et pouvoirs politiques, nous montrent que c'est bien aux militants bretons de prendre en main leur revendication et d'entamer une véritable résistance populaire et politique afin que l'Etat Français respecte le droit et la volonté démocratique d'unité territoriale.



Déclarations de François Fillon : précisions d'Armor Magazine

"Suite à la parution, dans armor magazine, d'un écho sur François Fillon concernant la fusion des régions Bretagne et Pays de la Loire, la Rédaction tient à préciser que l'annotation prévue en fin d'article «Voilà le rêve formulé sur un forum internet et qu'on aurait bien voulu faire nôtre mais en se limitant aux cinq départements de la Bretagne historique» a disparu de la mise en page.

Bien entendu, il ne s'agissait nullement de déclarations de François Fillon."


Commentaire du collectif 44=Breizh :
Bon, ce qu'on peut dire c'est qu'au moins la réaction rapide de 44=Breizh aura permis à tout le monde d'avoir plus de précisions sur les propos publiés par Armor Magazine.

De toute manière, c'est bien notre rôle à tous de rester vigilants face aux velléités émanant du pouvoir central, qui voudrait voir se fondre et disparaître la Bretagne dans un « Grand Ouest » artificiel. Rappelons-le, les prochaines élections européennes se feront en Bretagne à l'intérieur d'un « Grand Ouest », propice à l'effacement d'une voie bretonne vers l'Europe. Récemment, sans la mobilisation des juristes et de la population, l'unité judiciaire du territoire Breton aurait pu être mis à mal par le gouvernement central.

Restons mobilisés.

20/05/2008

Rencontre entre 44=Breizh et des jeunes Conseillers régionaux "Pays de la Loire"


Grâce au rassemblement organisé samedi dernier par le collectif, nous avons pu avoir l'assurance de la part des jeunes conseillers du CRJ des « Pays de la Loire », que ceux-ci étudiaient sérieusement les revendications dont nous leur avions fait part le samedi 5 avril [Voir le lien] .

Les conditions de l'organisation d'un débat public sur le redécoupage des limites régionales par le CRJ (lors de mois de septembre ou octobre) sont portés à l'ordre du jour de leur prochain conseil le 28 juin. Nous appelons d'ores et déjà ceux qui le souhaitent à venir assister à ce conseil ouvert au public pour contrôler la teneur de leurs engagements.

Nous avons convenu avec les jeunes conseillers rencontrés que ce débat n'était pas une finalité et que celui-ci appelait à la poursuite d'un débat réel et concret au sein du CRJ sur le respect de la volonté populaire de Réunification de la Bretagne. Certains jeunes conseillers ont même souhaités aborder la faisabilité de la création de CRJ suivant les limites des circonscriptions régionales futures espérées (Bretagne, Val de Loire, Vendée-Poitou-Charente).


Les jeunes conseillers régionaux étant en journée de formation nous avons souhaité leur distribuer un document de travail [Voir le PDF] concernant notamment le droit (francais, européen et international) et la partition de la Bretagne.


Ce document s'associait au tract distribué le mois dernier que vous pouvez télécharger ici [Voir le PDF] .

Au vue des discussions que nous avons eu et de ces documents, nous imaginons donc que lorsque le jeune conseiller Rodolphe Suzanne déclare à Presse-Océan « c'est difficile d'avoir un avis tranché sur le sujet, on manque d'information », celui-ci met en avant l'obscurantisme de l'Institution PdL sur la question.


15/05/2008

Rendez-vous à Nantes devant l''Hôtel de Région "Pays de la Loire" samedi 17 mai 2008 à midi

Samedi prochain 17 mai se tiendra à l'Hôtel de région « Pays de la Loire » une journée de formation qui permettra aux élus du Conseil régional des jeunes de « comprendre le contexte institutionnel » et « d'affiner les thématiques de travail et les modalités d'organisation et de fonctionnement du CRJ ». [Voir le site]

Le collectif de jeunes 44=Breizh vous donne donc rendez-vous samedi à midi devant l'Hotel de Région « PdL ». En effet il y a un mois nous étions intervenu lors du premier Conseil régional des jeunes renouvelé pour rendre compte de notre étonnement qu'aucun des jeunes de notre collectif qui s'était inscrit n'ait été sélectionné.


Nous avions pu rencontrer sur notre demande une délégation de jeunes conseillers qui nous avaient assuré pouvoir organiser un débat sur le re-découpage régional dans le cadre de débats du CRJ à la rentrée. Nous leur avions indiqué que l'on viendrait leur rappeler leur engagement tant que nous n'aurions pas l'assurance que ce débat se tiendrait.

C'est donc ce que nous vous proposons de venir faire dans la joie et la bonne humeur le samedi 17 mai. Cette journée étant une « journée de formation et de compréhension du contexte institutionnel », nous en profiterons notamment pour leur remettre les textes onusiens et européens témoignant du droit des minorités nationales (comme le peuple breton) à vivre dans un territoire respectant leur intégrité.

44=Breizh rencontre le directeur de cabinet d'Auxiette

Parce qu'on n'aime pas les discussions et les accords de salons, 44=Breizh tient à rendre public le compte-rendu du rendez-vous ayant eu lieu à l'Hôtel de Région mardi 13 mai entre des représentants de 44=Breizh et Olivier Ryckewaert, directeur de cabinet de M. Auxiette.

Après des demandes de rendez-vous répétées auprès du cabinet de M. Auxiette, deux représentants du collectif de jeunes 44=Breizh ont été reçus à l'Hôtel de Région à Nantes.

Le mois dernier une délégation du collectif avait pu rencontrer des représentants du Conseil Régional des Jeunes pour parler du problème de la partition de la Bretagne. Il avait été convenu que le CRJ s'engagerait à organiser un débat public sur le re-découpage régional à la rentrée prochaine. Le soir de cette entrevue nous apprenions par la presse que le président des «Pays de la Loire» portait plainte, qu'il nous accusait d'actes de violences et d'être venus « armés de couteaux ». Nous, comme la presse (Ouest-France), avions témoigné de notre étonnement et de notre indignation de voir le président de région utiliser à notre encontre des méthodes discriminatoires et mensongères complètement disproportionnées.

Soucieux d'apaiser le débat et de comprendre le motif de cette plainte et de ses propos nous avions demandé à pouvoir nous entretenir avec M. Auxiette. Malheureusement M. Auxiette n'a pas souhaité nous rencontrer, c'est son chef de cabinet M. Ryckewaert qui nous a reçus. M. Ryckewaert nous a assurés que la plainte avait été déposée contre X, et qu'ils en étaient obligés. En évitant de s'expliquer clairement sur les propos outrageants de M. Auxiette, son chef de cabinet nous a affirmé que M. Auxiette avait été «choqué». En effet des autocollants avaient été collés, des drapeaux déposés de leurs mâts, le tendeur d'une banderole coupé. Il nous a assuré de l'indépendance du CRJ, et qu'ils ne s'opposeraient pas à ce que celui-ci organise un vrai débat public sur le re-découpage régional.

Nous en avons aussi profité pour aborder de manière plus claire le débat sur la partition de la Bretagne. Le chef de cabinet du président nous a assurés que M. Auxiette ne voulait pas reproduire le même schéma que ses prédécesseurs de droite, qu'il souhaitait faire preuve d'ouverture sur ce débat. Pourtant M. Auxiette, malgré sa volonté d'ouverture, ne semble pas vouloir revenir sur les propos discriminatoires tenus sur la Réunification, la qualifiant en 2005 de «honteuse annexion», parlant en février 2007 de «repli identitaire» et désignant ses militants comme «prônant le droit du sang supérieur au droit du sol», et plus récemment en ayant tenté de nous faire passer pour des barbares avec des «couteaux» entre les dents.

Le 10 mai dernier à Angers, lorsque des lycéens lui posaient la question de l'identité et du re-découpage de la Région, M. Auxiette déclarait qu'il ne fallait pas «se tourner vers le passé. Que cela ne nous empêche pas de nous préparer à l'ouverture et à la citoyenneté du monde», autrement dit l'identité bretonne serait quelque chose du passé, pas actuelle et sans avenir, vouloir vivre dans un territoire réunifié serait être contre l'ouverture au monde. En voulant systématiquement assimiler le désir culturel breton et la Réunification bretonne à des notions de repli et de passéisme, M. Auxiette trahit la vérité et cherche à condamner sans appel cette revendication.

De même M. Ryckewaert a eu du mal à expliquer les propos tenus par son président, lorsque celui-ci avait déclaré à la presse de manière dénigrante en 2007 «au demeurant qu'est ce que l'identité bretonne ?». De plus la position de M. Auxiette relative aux différents textes juridiques internationaux et européens reconnaissant aux minorités nationales le droit à l'intégrité territoriale à l'intérieur d'un État, semble ne pas être claire du tout.

Aux questions posées sur la politique de «ligérisation» forcée et sur la négation du fait culturel breton en Loire-Atlantique (et donc dans la région administrative PdL), M. Ryckewaert a clairement dit ne pas comprendre. Pour lui, «il n'y a pas de politique identitaire de la part de la région. En tout cas pas depuis que la gauche est au pouvoir. Et à vrai dire, Jacques (Auxiette) non plus n'aime pas trop ce mot de 'ligérien', c'est quelque chose qui a été trouvée par l'ancienne majorité».

Tout en niant avoir une politique de communication visant à la création d'une identité PdL, le cabinet de M. Auxiette reconnaissait le caractère factice et spéculatif du mot 'ligérien' (inventé il y a quelques années par la Région pour désigner les habitants), pourtant repris une quinzaine de fois dans le dernier PdL Magazine.

Très récemment dans Presse Océan du 10 mai, à propos du manque d'identité des PdL, M. Auxiette déclarait à des lycéens «c'est à nous tous de trouver, dans l'actualité de la Région, de quoi être fier de notre territoire», montrant bien ici la volonté des PdL de témoigner que dans l'action menée par la Région (l'actualité) il y a pour les jeunes de quoi trouver une identité propre à ce territoire.

Face à nous M. Ryckewaert tentait de témoigner de la bonne foi de la Région sur le problème culturel breton en nous signalant la dernière subvention de 50 000 euro accordé à l'Ofis ar Brezhoneg. Nous lui avons rappelé que cela représentait 17 fois moins que les crédits accordés à la même association par la Région Bretagne. D'ailleurs la dernière publication de PdL magazine sur la politique culturelle régionale ne comporte aucun article ou clin d'œil au dynamisme culturel et linguistique breton en Loire-Atlantique, contrairement à ce que peuvent faire de temps en temps les publications correspondantes du CG44 ou du Conseil Régional de Bretagne administrative. Preuve s'il en est, de la part de la Région, de ne pas vouloir faire apparaître publiquement le fait culturel breton en Loire-Atlantique.

Selon M. Ryckewaert la Région n'a aucune forme de pouvoir dans l'application de la loi sur la modification des limites territoriales, c'est l'État qui décide tout. La réponse au titre de l'article paru dans le dernier PdL magazine et intitulé «Le pouvoir local est-il l'avenir de la démocratie ?» semble donc être définitivement non. En réalité le cabinet de M. Auxiette cherche à minimiser au maximum l'influence que les PdL pourraient avoir dans ce dossier, tant ils sont obligés de constater la demande populaire forte exprimée depuis trente ans en faveur de la Réunification. Si M. Ryckewaert reconnaissait la valeur critique d'une Bretagne à 5 départements en terme économique et d'aménagement, encore une fois il préférait nous parler d'inter-régionalité, de coopérations entres élus, mais pas de démocratie ni du respect de la volonté populaire de voir la Bretagne réunifiée.

Cette rencontre nous aura permis de confirmer l'hermétisme et l'opposition de la Région à vouloir ouvrir un débat institutionnel sur la partition de la Bretagne et le re-découpage régional. Néanmoins nous notons que M. Ryckewaert nous a reçus de manière très cordiale et a témoigné d'une vraie volonté de discussion. Visiblement, il avait dû faire bosser pas mal les documentalistes de la Région, ceci montrant que la revendication leur pose vraiment un problème ! Il aura tenté de nous faire enlever certaines photos de notre site, mais si on est toujours ouverts à la discussion... c'est pas demain que les PdL nous donneront des ordres !